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Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite de drogues




« En cette Journée internationale de la lutte contre l’abus et le trafic de drogues, j’appelle les pays et les collectivités à continuer d’améliorer l’existence de tous ceux qui sont touchés par le fléau de la drogue, en privilégiant la sûreté et la sécurité publique tout en mettant davantage l’accent sur la santé, les droits de l’homme et le développement durable. »

  M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU en 2016

 

 

Cet article vous présente les chiffres clés à propos de cette journée thématique, présentés en 3 parties: la lutte contre l'abus de drogue, la sécurité publique et le recours aux soins.




« Lutter contre l’abus de drogue »

D’après l’OFDT*, en 2014, la mortalité par surdosage était de 0.6 pour 100 000 habitants du Centre-Val de Loire de 20 à 59 ans (contre 0,8 pour 100 000 habitants de 20 à 59 ans en France), cela représente 7 décès pour la région (277 pour la France). En moyenne entre 2000 et 2014, 9,2 habitants du Centre Val de Loire sont décédés suite à un surdosage de drogue (271,5 en France).

*L’OFDT a adopté les critères de sélection des décès par surdosage proposés par l’observatoire européen des drogues et de la toxicomanie (OEDT). Les chiffres proviennent du Centre d’épidémiologie sur les causes de décès (CépiDc) qui gère la base de données médicales de décès alimentée par les bulletins des décès. Les décès recensés comme décès par surdosage sont les F11, F12, F14 à F16, F19, X42, X62 et Y12 de la CIM10 (troubles du comportement liés, respectivement, à la consommation d’opiacés, de cannabis, de cocaïne, de stimulants, d’hallucinogènes et à l’utilisation de drogues multiples, intoxication accidentelle par héroïne, cannabis, cocaïne, etc., auto intoxication – suicide – par héroïne, cannabis, cocaïne, etc., intoxication non classé ailleurs, avec intention non déterminée par héroïne, cannabis, cocaïne, etc.).

Sources données : Inserm SC8 1997-1999 – Inserm/CépiDc à partir de 2000.

 

« Privilégier la sûreté et la sécurité publique »

Interpellations à la législation des stupéfiants (ILS) pour 10 000 habitants de 20 à 59 ans

En 2014 et en région Centre-Val de Loire, le taux d’ILS était de 47 pour 10 000 habitants de 15 à 59 ans (55,7 pour 10 000 habitants en France).
On constate une évolution croissante depuis 2007.

 

 

Interpellations à la législation des stupéfiants (ILS) pour 10 000 habitants de 20 à 59 ans par catégorie
On constate que les interpellations à la législation des stupéfiants touchent plus particulièrement les hommes mineurs.




Interpellations des usagers de Cannabis (source OCRTIS)
Entre 1997 et 2010, il y a en moyenne, 26,5 interpellations pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans en Centre-Val de Loire (35,3 pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans en France).





Interpellations des usagers d’héroïne, de cocaïne et d’ectasy (source OCRTIS)

Entre 1997 et 2010, en moyenne 1,65 habitants de 20 à 59 ans pour 10 000 sont interpellés chaque année en Centre-Val de Loire (2,98 habitants de 20 à 59 ans pour 10 000 en France).

 

 
Accidents mortels (source ONISR*)

Pour les années 2013-2015, la part d’accidents mortels dans lesquels au moins un des conducteurs impliqués est dépisté positif aux stupéfiants (sans seuil minimal), représente en moyenne 17,2 % des accidents mortels en Centre-Val de Loire (21,8 % en France).

*Les statistiques de l’ONISR ne détaillent pas le type de stupéfiants retrouvé lors des dépistages. Toutefois, seule la consommation récente de quatre familles de drogue illicites (cannabis, cocaïne, opiacés et amphétamines) peut être détectée par ces dépistages. Dans les faits, c’est très majoritairement le cannabis qui est retrouvé.





« Améliorer l’existence de tous ceux qui sont touchés par la drogue, en mettant davantage l’accent sur la santé »

En 2014, en Centre-Val de Loire, 25 consultations en Csapa pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans ont eu lieu pour des problèmes de consommation de cannabis (pour 23,4 patients pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans en France).
On constate une augmentation de ce chiffre depuis 2010, où en Centre-Val de Loire 17,9 consultations pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans avaient lieu (contre 16,4 en France).
En ce qui concerne les opiacés et stimulants, le nombre de consultations en Csapa pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans était de 14,3 en région Centre-Val de Loire en 2014 (17,6 en France).

Sources : DGS/ Rapports d’activité Csapa
Csapa : Centre de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie

Le taux de recours au système médico-social des personnes en difficulté avec les drogues illicites pour 1 000 habitants de 20 à 39 ans était stable entre 2005 et 2008.

Source : DRESS 1997-2004- rapport d’activité des CSST en ambulatoire 2005-2010



Traitement : Méthadone

La méthadone est indiquée dans le traitement de substitution de la pharmacodépendance majeure aux opiacés (héroïne). La toxicité du médicament et le risque de détournement et de mésusage ont conduit l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de la santé (ANSM) à mettre en place un suivi étroit assuré par les réseaux d’addictovigilance, de pharmacovigilance et de toxicovigilance. La méthadone est disponible en deux formes : le sirop (depuis 1995) et les gélules (depuis 2008).

En Centre-Val de Loire, 140 habitants de 20 à 59 ans pour 100 000 sont traités par méthadone en 2016 (contre 164,8 en France).

Le constat est le même en France, comme en région, les ventes de méthadone augmentent depuis 2004.

En moyenne, entre 2004 et 2011 : 6,4M boites de méthadone ont été vendues chaque année en France (0,17M en région), cela représente 18,7 % des 20-59ans en France (et 13,0 % en région).

En 2011, 22,4 % des français entre 20 et 59 ans ont acheté de la méthadone, donc 7,6M boites vendues.
Dans la région Centre-Val de Loire, 0,26M de boites de méthadone ont été vendues, pour 5,1 % des habitants de 20 à 59 ans.

 

Traitement : Subutex

Le Subutex® (buprénorphine haut dosage ou BHD) est commercialisé depuis 1996 dans le traitement de la dépendance majeure aux opiacés. Des génériques ont été mis sur le marché à partir de 2006.
Compte-tenu des risques d’abus, de dépendance et d’usage détourné, mais aussi de trafic, un plan de gestion de risques a ainsi été mis en place en 2006 pour chacune des spécialités commercialisées. De plus, l’Agence a ouvert un suivi national d’addictovigilance et de pharmacovigilance.

En moyenne, sur les 15 années : 3,86M de boites de Subutex ont été vendues chaque année en France (0,13 en région), cela représente 11,5 % des 20-59ans en France (et 10,1 % en région).

En 2011, 12,4 % des français entre 20 et 59 ans ont acheté du Subutex, donc 4,2M boites vendues. Dans la région Centre-Val de Loire, 0,14M boites de Subutex ont été vendus, pour 10,1 % des habitants de 20 à 59 ans.

 

Prévention : Stéribox

En prévention : Vente de Stéribox pour 100 habitants de 20 à 59 ans.

La Stéribox est une trousse de prévention :

Stéribox II® à partir d’octobre 1999 : 2 seringues 1ml Beckton Dickinson, 1 flacon d'eau stérile, 1 tampon alcoolisé, 1 préservatif + message prévention ; 2 Stericups (récipient + filtre stérile).

Globalement les ventes de la trousse de prévention est en diminution. En moyenne, sur les 15 années : 2 560 275,7 Stéribox ont été vendues chaque année en France (85 210,7 en région), cela représente 7,7 % des 20-59ans en France (et 6,6 % en région).

En 2011, 6,6 % des français entre 20 et 59 ans ont acheté des Stéribox, donc 2 224 042 boites vendues.

Dans la région Centre-Val de Loire, 65 265 Stéribox ont été vendus, pour 5,1% des habitants de 20 à 59 ans.

Source : InVS/Siamois

 

Interview : Centre d'action et

d'information sur la surdité

 

Interview de Mélanie Laurent, chef de service du CAIS Centre-Val de Loire.

 

ORS: Qu'est-ce que le CAIS? Quelles sont vos missions?

Le Centre d’action et d’information sur la surdité est un service médico-social géré par une association à but non lucratif l’APIRJSO (Association inter-régionale pour personnes sourdes ou malentendantes) ouvert et accessible à tous (particuliers, professionnels).
L’objectif de notre centre est de mettre en réseau les associations, les établissements, les personnes en situation de handicap, les entendants, amis et professionnels sur la question de la surdité.
Le CAIS repose avant tout sur une équipe pluridisciplinaire composée d’une/d’un:
secrétaire, médiatrice sociale (salariée sourde), conseillère technique, conseillère en économie sociale et familiale, psychologue, interface de communication LSF et chef de service.
 

Nos missions:

 - INFORMER (information neutre et objective et mise à disposition d’un fonds documentaire),
 - ACCOMPAGNER (rencontres adaptées et accessibles : tous nos professionnels pratiquent la LSF),
 - SENSIBILISER (actions de prévention et de sensibilisation dans des administrations, écoles, entreprises, etc)
 - AMÉLIORER (adaptation au logement – prêt possible d’aides techniques, présences aux commissions d’accessibilité, service LSF, soutien aux professionnels, etc).

Complément d’information:
 - Un accueil bilingue adapté pour recenser les besoins et mettre en lien les bénéficiaires et notre réseau de partenaires,
 - Une aide aux MDPH/MDA et à leurs équipes pluridisciplinaires pour l’évaluation des conséquences sociales de la surdité et la recherche de solutions de compensation (appareillages, aide humaine, etc),
 - Un service en langue des signes française pour la mise en accessibilité de réunions,
 - Une assistance à l’insertion professionnelle (sollicitation ponctuelle des Sameth (Services d'appui au maintien dans l'emploi des travailleurs handicapés))
 - Un accompagnement individuel et personnalisé avec les professionnels du service,
 - Le montage de projets innovants en lien avec les besoins non couverts du territoire (mise en route de notre CAIS mobile en fin d’année 2017, création d’un Observatoire régional surdité, etc)
 - L’organisation de conférences et débats pour faire changer le regard (détresse psychologique, accès aux soins, l’isolement, etc).

Facebook: CAIS Région Centre
Site internet: www.cais-centre.fr

 

ORS : En matière de santé, quelles sont, selon vous, les difficultés spécifiques relatives aux personnes sourdes ou malentendantes (prévention, soin...) ?

Les personnes en situation de handicap bénéficient peu des actions de prévention et de santé publique, faute de prise en compte de leurs besoins spécifiques.
Elles vivent beaucoup de difficultés d’accès aux soins (intervention d’un tiers, absence d’Urass (Union régionale des associations du secteur social), etc).
Ceci pour des causes multiples: inaccessibilité des locaux, des installations, difficulté d’expression des personnes en situation de handicap, méconnaissance de la surdité (obstacle de la différence de culture), formation des médecins.
Une approche globale de la santé pour encourager le décloisonnement des parcours et la prise en charge des personnes en situation de handicap est essentielle. Un travail étroit entre le secteur médico-social et le secteur sanitaire permettrait un parcours fluidifié, un accès au soins simplifié et une meilleure communication entre le patient et le corps médical.
Les personnes devenues sourdes ou malentendantes, expriment au cours de leur vie des préoccupations autour de la fatigue et des souffrances psychologiques occasionnées au quotidien par les difficultés de communication (Isolement social en général : accroître et élargir les actions de prévention et d’information et les mutualiser).
Ce rapport précise que la situation s’améliore avec le développement des nouveaux dispositifs: visio-interprétation, mise en place d’Unités d’Accueil et de Soins en Langue des Signes, une meilleure formation des professionnels de santé à la Langue des Signes et un accès simplifié aux appels d’urgences grâce à la mise en fonctionnement du 114 par exemple.
D’où notre volonté de créer avec un Centre hospitalier de la Région un Réseau Sourds et Santé voire une plateforme mobile pour favoriser l’accès à l’information, aux actions de prévention et à des rendez-vous médicaux adaptés et accessibles. (URASS les plus proches : Poitiers et Paris).

Interview : Culture et santé en région

 

Interview de Aurélia Vesperini, chargée de mission régionale, culture et santé.

 

ORS: Qui êtes-vous? Quelles sont vos missions? Qui vous missionne?

Cette mission s’inscrit dans le protocole interministériel « Culture-Santé » porté par le ministère de la santé et le ministère de la culture depuis de nombreuses années.
Elle vise à une meilleure prise en compte de l’accès à l’art et à la culture au sein des établissements de santé et médico-sociaux.
La culture, vecteur de valorisation personnelle, professionnelle et sociale, est ainsi considérée comme une contribution à la place accordée à l’usager dans la politique de santé.
Je suis chargée d’accompagner ce programme, auprès des établissements de santé et médico-sociaux qui est décliné en région Centre-Val de Loire par un partenariat entre l’Agence régionale de la santé et la Direction régionale des affaires culturelles.
Mon rôle vise prioritairement à soutenir d’une part, l’émergence ou la consolidation d’une politique culturelle dans les établissements inscrite au cœur de leur projet et d’autre part à faciliter l’accès à l’offre culturelle du territoire privilégiant la qualité artistique et le parcours professionnel.
Pour l’heure, mon travail consiste à prendre attache auprès des professionnels, à mesurer les besoins, recueillir les expériences et questionnements pour soutenir des initiatives et structurer des cadres clairs et cohérents qui, je l’espère, seront le garant d’une réussite partagée.
La prise en compte des personnes les plus fragilisées par des contextes sanitaires, ou de handicap engage à une mobilisation, une attention forte et singulière.



ORS : Peut-on considérer la dimension "Culture" comme un déterminant de la santé ?

Incontestablement. La difficulté aujourd’hui, réside encore sur la vision d’une société trop tournée sur le rapport curatif et encore peu sur le facteur environnemental. C’est le cadre de vie, le contexte social et le partage de l’espace qui détermine l’état d’être, son inscription au monde et de ce fait son maintien et son équilibre.Je dirai même son principe d’existence. La culture, la pratique artistique, la rencontre avec des auteurs, créateurs nous amènent à réfléchir, se construire, être émus ou même être en désaccord mais c’est ce qui fonde notre identité et de ce fait ce que l’on est en mesure de partager et connaître des autres.
Sans oublier l’idée même que l’on se fait d’une société inclusive, je pense au handicap et à la perte d’autonomie.
Elle contribue naturellement de manière générale au bien être ou mieux être dans des périodes difficiles due à la maladie, les problématiques de dépression ou d’addictologie.


 

ORS : En quoi l'intégration d'indicateurs dans ce champ dans les diagnostics locaux de santé serait un atout en amont de la réalisation des futurs Contrats locaux de santé ?

Pour favoriser l’état de santé, il faut réduire les inégalités sociales, c’est un fait admis.
La qualité des liens sociaux et le partage de l’espace social sont cruciaux et déterminants pour l’équilibre d’un territoire.
Or la culture, au même titre que l’éducation est un vecteur fort qui appelle à une prise en compte du développement culturel et une meilleure coordination des politiques publiques pour l’accès de tous à l’art et la culture.
Jusqu'à présent, elle n’a pas été suffisamment prise en compte. Or le diagnostic façonne le cadre du contrat, si aucun acteur n’a été référencé, ou invité à se saisir de ces valeurs partagées, si les pouvoirs publics n’ont pas été sensibilisés en amont, il est bien plus difficile de constituer des principes d’accessibilité culturelle (rencontre et ouverture des structures culturelles, résidence d’artiste, portage de livre, pratique artistiques, musicales, projets entre professionnels de la culture et professionnels de santé...).
Il faut donc définir une approche plus globale sur un territoire pour mesurer et mieux prendre en compte les acteurs participant de cette démarche.
Il faut susciter l’intérêt et la mobilisation des collectivités locales sur l’impact de la culture et ouvrir ou constituer de nouveaux réseaux.
De plus, j’ajouterai que la culture est un support d’attractivité qui est indéniable (favorisant l’installation, l’économie, le développement local).

 

Interview : Diagnostic régional santé environnement

 

Interview de :

- Julie Marc, chargée de mission éducation à l'environnement et économie circulaire au Conseil régional du Centre-Val de Loire;

- Laura Billès, chargée des risques chroniques "santé air et sites et sols pollués" à la Dreal Centre-Val de Loire;

- Anne Marquis, ingénieure Santé-Environnement à l'Agence régionale de santé Centre-Val de Loire.

 

ORS : Pourquoi avez-vous commandité cette étude ?

"L'élaboration du 3e Plan régional santé environnement (PRSE 3), déclinaison régionale du plan national santé environnement 3 (PNSE 3) a débuté en octobre 2015.
En région Centre-Val de Loire, le pilotage et la validation du PRSE 3 sont confiés au Groupe régional santé environnement qui est co-présidé par le préfet de région ou son représentant et le président du Conseil régional ou son représentant. Il réunit une quarantaine de membres. Dès le début des travaux, il a souhaité disposer d'un diagnostic sur les thématiques "santé et environnement" à retenir dans notre région pour mener à bien les travaux de préparation de ce plan.
C'est ainsi qu'il a confié l'élaboration de ce diagnostic territorial à l'Observatoire régional de santé (ORS).
 
Le diagnostic avait pour objectif de mettre en évidence les spécificités de la région dans le champ de la santé environnementale et repérer les inégalités territoriales afin de dégager des pistes d'actions pour le PRSE 3."

 

ORS : Quels sont les faits marquants de cette étude, selon vous ?

"Les travaux menés dans le cadre de ce diagnostic ont été marqués par : 
 
  - la difficulté de mettre en lumière au travers d'indicateurs et de cartographies les problématiques de santé-environnement. Il est en effet difficile de pouvoir prendre en compte l'ensemble des expositions environnementales auxquelles un individu est soumis durant toute sa vie et de pouvoir associer ces expositions à des pathologies. 
 
  - La possibilité de collecter et de mettre à disposition l'ensemble des données existantes et fiables dans le domaine santé-environnement de la région, ce qui n'avait jamais été réalisé jusqu'alors. Le diagnostic santé-environnement de notre région met également en lumière des sujets sur lesquels l'amélioration des connaissances doit être encouragée afin de disposer d'indicateurs pertinents.
 
  - Les rendus de l'étude sous forme de cartes départementales et des nombreuses cartographies statistiques qui ont permis aux 4 groupes de travail, mis en place pour l'élaboration du PRSE 3, d'affiner et d'orienter leurs propositions d'actions."
 
 

ORS : Quels sont les projets qui découlent ou découleront de ces résultats ?

"L'intérêt d'un grand nombre d'acteurs en santé-environnement pour ce diagnostic témoigne de l'importance de disposer d'un premier état des lieux dans ce domaine, état des lieux qu'il convient de faire évoluer et de mettre à jour, pour notamment :
 
  - aider à la mise en place d'actions ciblées dans le cadre du PRSE 3,
 
  - évaluer celles qui seront réalisées dans ce plan qui a une durée de 5 ans,
 
  - disposer d'un diagnostic actualisé pour l'élaboration du futur PRSE 4."
 
 

Interview : Exploitation des certificats de santé du 8e jour des enfants domiciliés en région Centre et nés en 2013

 

 

Interview de Daouya Roy Djidi, Médecin conseil, Pôle d'expertise médical, ARS Centre-Val de Loire.

 

ORS : Pourquoi avez-vous commandité cette étude ?

DRD : Chaque année, l'ARS Centre-Val de Loire finance cette étude qui permet de se doter de données qui vienent éclairer sur l'état de la périnatalité en région.
Ces données s'associent à celles fournies par l'Unité de Recherche d'Épidémiologie Hospitalière et elles renseignent de façon complémentaire, par l'analyse des CS8 les données hospitalières disponibles.
 

 

ORS : Quels sont les faits marquants de cette étude, selon vous ?

DRD : Deux faits marquant dans cette étude :
 
     1) Le caractère stable du taux de prématurité aux environs de 6 %. Ces données doivent être rapprochées des données du PMSI disponibles.
 
     2) Le caractère invariant du taux de mères mineures qui demandent à ce que des analyses plus fines soient conduites en terme d'accès à la contraception auprès de ce public.
 
 
 

ORS : Quels sont les projets qui découlent ou découleront de ces résultats ?

DRD : Un groupe projet travaille sur l'amélioration du recours à la contraception et de l'accès à l'IVG pour diminuer le nombre de grossesses non désirées y compris chez les mineures.
La Plate-forme régionale IVG Contraception Sexualité a été mise en place en juillet 2013, des travaux se poursuivent selon plusieurs axes pour promouvoir : les actions d'éducation à la vie sexuelle et affective, le déploiement de l'IVG médicamenteuse par la formation de professionnels de santé libéraux...
 
Un travail a d'ores et déjà été commencé par l'ARS, le Réseau Régional Périnatalité et l'ORS.
Il concerne le rapprochement des différents partenaires détenteurs de bases de données de périnatalité : ORS, UREH, le GCS et d'établir des convergences.
Il s'agit de définir en concertation les indicateurs spécifiques que chaque partenaire recensera pour en être le référent.
Cela permet de mener un travail collégial concerté sur le recensement des données et à la fois de : diminuer les redondances et d'améliorer l'accès.
 
La prématurité fait en Région l'objet d'une prise en charge spécifique par la mise en place en 2014 du réseau "Grandir en région Centre".
Ce réseau a pour objectifs principaux d'éviter les errances parentales à la sortie des services hospitaliers des enfants nés prématurés et de proposer un parcours de soins structuré et organisé pour accompagner l'enfant et sa famille jusqu'aux 7 ans de l'enfant.
Ce suivi doit permettre de dépister les éventuels troubles moteurs, sensoriels et développementaux pour orienter l'enfant le plus précocement vers une prise en charge spécialisée. Le réseau "Grandir en région Centre" est une entité spécifique du Réseau Périnat Centre, financé par l'ARS Centre-Val de Loire.
 
 

Interview : Inégalités sociales et territoriales de santé en Centre-Val de Loire

 

 

Interview de Daouya Roy Djidi, Médecin conseil, Pôle d'expertise médical, ARS Centre-Val de Loire.

 

ORS : Pourquoi avez-vous commandité cette étude ?

DRD : L'agence régionale de santé (ARS) aura prochainement à conduire les travaux d'élaboration d'un projet régional de santé rénové par les dispositions de la loi de modernisation de notre système de santé.
Ce nouveau PRS sera constitué d'un cadre d'orientations stratégiques, qui déterminera des objectifs généraux et les résultats attendus à dix ans et d'un schéma régional de santé, établi pour cinq ans qui fixera notamment des objectifs opérationnels de réduction des inégalités sociales et territoriales.
Aussi, l'ARS et la conférence régionale de la santé et de l'autonomie (CRSA) ont décidé dès 2014 de confier à l'Observatoire régional de la santé, une nouvelle analyse prolongeant et actualisant les études réalisées en 2004 puis en 2010 relatives aux inégalités cantonales de santé.
 

 

ORS : Quels sont les faits marquants de cette étude, selon vous ?

DRD : Nous avons collectivement décidé de choisir l'établissement public de coopération intercommunale (EPCI) comme niveau géographique d'observation des territoires plutôt que le canton retenu pour les deux précédentes éditions. Il a vocation à regrouper des communes pour l'élaboration de "projets communs de développement au sein de périmètres de solidarité" tout en respectant les règles du secret statistique. Il permet également une observation à un niveau suffisamment fin pour s'adapter aux territoires de démocratie sanitaire que l'ARS devra définir en concertration avec ses partenaires institutionnels, usagers et professionnels de la santé.
Les résultats de cette étude de grande qualité montrent que malgré la mise en œuvre dans le cadre du précédent PRS d'actions destinées à améliorer les constats faits en 2010, des inégalités deumeurent entre les territoires de notre région.
Ils confirment également que la santé d'une personne résulte de conditions de vie et de travail qui interagissent dès sa naissance puis au cours de sa vie avec ses caractéristiques individuelles.
 
 
 

ORS : Quels sont les projets qui découlent ou découleront de ces résultats ?

DRD : Dès lors, sachant que l'organisation du système de santé n'a qu'un impact modéré sur la réduction des inégalités sociales, territoriales de santé, il est nécéssaire d'agir sur l'ensemble des facteurs sociaux et environnementaux.
C'est pourquoi, tout au long de l'élaboration du prochain PRS, je veillerai tout particulièrement à associer encore plus étroitement tous les acteurs concernés par les politiques publiques pouvant agir sur l'état de santé des habitants de la région Centre-Val de Loire. Je serai également particulièrement attentive à promouvoir les démarches de santé communautaires sur les territoires, en vue de la CO-construction de programmes d'actions dans un souci collectif et partagé de répondre au mieux aux besoins et attentes de nos concitoyens.
 
 

Interview : Diagnostic local de santé du Pays du Giennois

 

Interview de Anne-Sophie Paris, Directrice, agent de développement du Syndicat Mixte du Pays du Giennois.

 

ORS : Pourquoi avez-vous commandité cette étude ?

A-S P : Le pays du Giennois, dans sa volonté d'améliorer la santé de tous ses habitants, a souhaité mettre en place un Contrat local de santé en contractualisant avec l'Agence régionale de santé. Dans ce cadre, avant d'inscrire nos priorités de travail et les actions qui en découlent, il nous a semblé nécessaire de réaliser en préalable un diagnostic. La démarche proposée par l'Observatoire régional de santé s'est bien inscrite dans ce que nous attendions, s'agissant pour nous d'élaborer un projet territorial multidimensionnel. Par ailleurs, au-delà des chiffres, des indicateurs et des statistiques très précises sur notre Pays, ce diagnostic a été élaboré en concertation avec les élus, les professionnels et les habitants afin de repérer les freins et les leviers ou encore les manques et les ressources du Pays.
 

 

ORS : Quels sont les faits marquants de cette étude, selon vous ?

A-S P : Les faits marquants de cette étude sont pour moi :
 
  - le fait que les habitants sont difficilement mobilisables, mais au-delà de la thématique santé, il est souvent complexe de les faire s'exprimer. Les débats organisés ont mobilisés peu d'habitants, nécessitant le "aller-vers" au moyen de micros-trottoirs,
 
  - a contrario, je dois souligner toute la mobilisation des acteurs, des professionnels locaux qui ont été nombreux lors de nos six réunions thématiques. Ces rencontres "professionnels" ont été très riches tant en termes de pluridisciplinarité des acteurs venus qu'en termes de qualité des échanges,
 
  - s'agissant plus spécifiquement des résultats du diagnostic, j'ai pu observer le décalage parfois entre ce que les professionnels peuvent ressentir et la réalité des données. Je pense notamment aux décès par consommation excessive d'alcool qui mettent en évidence une surmortalité pour cette cause comparativement au niveau national tandis que certains professionnels sont convaincus d'une consommation non à risque de leur patientèle.
 
  - l'autre point selon moi, est celui relatif à la prise en charge en santé mentale qui devient très insuffisante et voire véritablement problématique pour certaines populations spécifiques. Les habitants n'ont d'autres choix que de sortir du territoire mais là encore l'accès y est compliqué... avec pour conséquence la rupture des soins!
 
 
 

ORS : Quels sont les projets qui découlent ou découleront de ces résultats ?

A-S P : Au regard de ces résultats, les enjeux identifiés sont :
 
  - Un enjeu important est identifié sur la démographie médicale qui est déficitaire. Situation d'autant plus préoccupante qu'il est notamment constaté un vieillissement important de la population giennoise.
 
  - Un deuxième axe sera consacré au développement d'actions de prévention primaire et d'éducation thérapeutique face aux taux importants de surmortalité prématurée constatés sur le Giennois.
 
  - Un accent particulier sera mis sur les parcours de santé des personnes à travers la mise en place de 6 groupes de travail thématique (maladies chroniques et ALD, santé mentale, personnes âgées et personnes en situation de handicap, personnes en situation de précarité, santé de la mère et de l'enfant, addictions) et d'un groupe sur la coordination inter-parcours.
 
  - De plus, une attention particulière sera accordée à la télémédecine dans un contexte de pénurie de certaines professions de santé et de centralisation des soins spécialisés aux pôles urbains.
 
 
A l'issue de nos réflexions, voici les groupes de travail qui ont été définis :
1. Favoriser l'attractivité du territoire pour l'installation des professionnels de santé.
2. Développer les actions de prévention primaire, d'éducation thérapeutique, renforcer le rôle des réseaux de santé.
3. Éviter les ruptures de prise en charge, développer les parcours de santé par thématique (maladies chroniques et ALD, santé mentale, personnes âgées et personnes en situation de handicap, personnes en situation de précarité, santé de la mère et de l'enfant, addictions).
4. Structurer la coordination entre acteurs inter-parcours: Outils organisationnels et systèmes d'information de santé adaptés et partagés.
 
 
 

Interview : Santé perçue et comportements des jeunes en CFA de la région Centre-Val de Loire

 

 

Interview de Denis Gelez, Responsable du Département Prévention et promotion de la santé, à la Direction Santé Publique et environnementale de l'ARS du Centre-Val de Loire.

 

ORS : Pourquoi avez-vous commandité cette étude ?

DG : L'agence Régionale de Santé et le Conseil Régional ont souhaité commander cette étude parce que nous ne disposons pas de diagnostics concernant la santé des jeunes, et particulièrement leur accès aux soins, leur implication dans des démarches de prévention et surtout concernant leur comportements vis-à-vis de leur santé. S'il existe des indicateurs nationaux, ils résultent d'enquêtes globales qui dessinent des généralités et il était donc opportun d'enclencher une enquête les concernant au niveau de la Région Centre-Val de Loire afin de disposer d'informations précises reflétant les particularités des territoires. Pour coller au plus près des besoins, l'action publique doit puiser dans une phase préalable d'observation les phénomènes qui doivent être améliorés, approfondis ou réorientés : ce type d'analyse doit être considéré comme une aide à la décision.

 

 

ORS : Quels sont les faits marquants de cette étude, selon vous ?

DG : Parce que les jeunes apprentis alternent formation et conditions de travail équivalentes au salariat, auraient-ils tendance à présenter des facteurs de risque particulier? Ils sont encore scolarisés, mais ils ont aussi déjà investi le monde du travail dans une perspective d'insertion professionnelle. Cela dit, en dehors de cette spécificité, ce que les jeunes apprentis expriment par rapport à leur santé est sensiblement similaire à ce qui est observé pour les jeunes dans leurs généralité.
 
 
 

ORS : Quels sont les projets qui découlent ou découleront de ces résultats ?

DG : L'étude sur la santé des apprentis met en exergue l'importance du rôle joué par toutes les personnes autours desquelles ils gravitent pendant leur formation : les personnels du CFA, l'entreprise, leur entourage proche qu'il s'agisse de la famille ou des amis. Cela signifie que toute démarche positive visant à améliorer la santé de ces jeunes, notamment celle visant une modification de leurs comportements devra intégrer cet environnement et ces acteurs. Cette étude, couplée à celle déjà menée antérieurement sur la santé des lycéens, sera intégrée au diagnostic préalable à l'élaboration du prochain Projet régional de santé, dont il est probable que les objectifs "prévention et santé publique" feront "des jeunes" une cible prioritaire. Les deux études réunies fournissent en effet un matériau riche et irremplaçable qui permettra d'orienter les actions futures. L'acquisition de comportements favorables à la santé est un investissement d'autant plus utile qu'il est entrepris tôt et de façon durable. Cela serait un challenge à relever de façon collective, en inter institutionnel, avec les collectivités territoriales et tous les acteurs qui, de près ou de loin, ont des compétences et un intérêt pour accompagner ce mouvement.
 
 

Interview : Consommation de produits

psycho-actifs en milieu du travail

 

 

Interview de Christelle Quesney-Ponvert, Directeur régional de l'Anpaa Centre.

 

ORS : Pourquoi avez-vous souhaité être partenaire de cette étude ?

CQP : L'Anpaa a souhaité être partenaire de cette étude pour 2 raisons :
    - A ce jour, aucune mesure de la consommation de produits psycho-actifs en milieu professionnel n'avait été réalisé en région Centre-Val de Loire.
Nous souhaitions pouvoir avoir une meilleure visibilité sur ce secteur.
    - Par ailleurs, du fait de notre activité de formation auprès des entreprises, l'Anpaa étant un centre national de formation depuis plusieurs années, nous avons développé un réseau important en région Centre-Val de Loire et même au-delà avec de nombreux dirigeants.
Nous avons alors pensé que nous pouvions être facilitateur de cette étude.
 
 
 

ORS : Quels sont les faits marquants de cette étude, selon vous ?

CQP : Les faits marquants sont :
    - Le fort taux de participation, ce qui montre que même si le sujet reste tabou, il n'en demeure pas moins qu'il ne laisse pas indifférent, et que cela reste un vrai problème de santé publique.
    - On constate que les employeurs se trouvent démunis face aux problématiques addictives, qu'ils ne mettent que rarement des plans de prévention au sein de leurs entreprises. De fait, lorsqu'une situation individuelle devient problématique, elle est souvent dévoilée trop tardivement, ce qui aura été nuisible pour le salarié en difficultés, pour ses collègues et pour l'entreprise.
    - A la lecture de cette étude, il nous parait essentiel de faire connaître les missions du médecin du travail et son rôle de conseil auprès de l'employeur en termes de prévention; un rôle qui a été renforcé par la loi du 20 juillet 2011.
 
 
 

ORS : Quels sont les projets que vous imaginiez construire ou réorienter au regard de ces résultats ?

CQP :
    - Pouvoir renforcer la formation en addictologie des médecins du travail et des infirmiers du travail.
   - Essayer d'adapter un outil de prévention à destination des petites entreprises/associations qui, compte tenu de la situation économique, éprouvent des difficultés à réaliser des actions de prévention et de formation.
    - Améliorer notre visibilité externe. L'ensemble des acteurs de la prévention et de la formation des conduites addictives devraient être plus visibles pour leur proposer nos savoir-faire et ne pas les laisser si démunis parfois.
 
 
 

Interview : Pensions de famille / Maisons relais

 

 

Interview de Géraud Tardif, Chef du pôle cohésion sociale à la Direction régionale de la jeunesse, sports et cohésion sociale.

 

ORS : Pourquoi avez-vous commandité cette étude ?

GT : Les pensions de famille/maisons-relais sont des dispositifs jeunes au regard de l'action sociale : une dizaine d'années d'existence.
Les pensions de famille ont été créées au fil de l'eau de façon empirique mais il existe maintenant plus de 630 places dans la région. Il était donc indispensable de disposer d'une étude permettant de mieux connaître les publics, les professionnels et les structures.
En effet, la conduite de l'action publique doit se nourrir de l'observation, sinon comment être sûr qu'elle répond toujours bien aux besoins ? C'est pourquoi la DRJSCS a sollicité l'ORS et le CREAI pour qu'ils réalisent une étude sur les pensions de famille de la région. Cette étude se situe dans le prolongement d'une précédente étude sur les personnes hébergées en CHRS.

 

 

ORS : Quels sont les faits marquants de cette étude, selon vous ?

GT : Les faits marquants de cette étude sont pour moi :
- le fait que les habitants - oui nous sommes dans du logement -, au-delà des problématiques sociales souffrent de problèmes de santé : troubles psychiques, pertes d'autonomie, vieillissement
- l'isolement des professionnels, le manque de formation...
- le peu de formalisation des projets institutionnels et des partenariats 
 
Ce beau dispositif, auquel la DRJSCS croit beaucoup, doit être valorisé car il rend des services à nos concitoyens comme à la collectivité. Il intervient à mi-chemin entre le social et le sanitaire et permet d'apporter des solutions à des gens qui n'en auraient pas sans lui : nous sommes là dans la question des interstices pour les publics en marge des différentes interventions publiques.
 
 
 

ORS : Quels sont les projets qui découlent ou découleront de ces résultats ?

GT : La DRJSCS a confié au CREAI, à la FNARS et à l'URIOPSS le soin de creuser avec les personnes logées, les professionnels et les structures associatives différentes propositions ou pistes d'action pour pouvoir consolider ce dispositif.
Ces travaux, que la DRJSCS accompagne de près, donneront lieu à une restitution régionale dans le courant de l'année 2015.
La DRJSCS y associera ses différents partenaires comme l'ARS, DREAL et le niveau national DIHAL et DGCS. Elle compte bien sur cette animation pour donner un nouveau souffle à ce dispositif, contribuer à sa valorisation et à sa structuration.
 
 
 
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