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Interview : Santé perçue et comportements des jeunes en CFA de la région Centre-Val de Loire

 

 

Interview de Denis Gelez, Responsable du Département Prévention et promotion de la santé, à la Direction Santé Publique et environnementale de l'ARS du Centre-Val de Loire.

 

ORS : Pourquoi avez-vous commandité cette étude ?

DG : L'agence Régionale de Santé et le Conseil Régional ont souhaité commander cette étude parce que nous ne disposons pas de diagnostics concernant la santé des jeunes, et particulièrement leur accès aux soins, leur implication dans des démarches de prévention et surtout concernant leur comportements vis-à-vis de leur santé. S'il existe des indicateurs nationaux, ils résultent d'enquêtes globales qui dessinent des généralités et il était donc opportun d'enclencher une enquête les concernant au niveau de la Région Centre-Val de Loire afin de disposer d'informations précises reflétant les particularités des territoires. Pour coller au plus près des besoins, l'action publique doit puiser dans une phase préalable d'observation les phénomènes qui doivent être améliorés, approfondis ou réorientés : ce type d'analyse doit être considéré comme une aide à la décision.

 

 

ORS : Quels sont les faits marquants de cette étude, selon vous ?

DG : Parce que les jeunes apprentis alternent formation et conditions de travail équivalentes au salariat, auraient-ils tendance à présenter des facteurs de risque particulier? Ils sont encore scolarisés, mais ils ont aussi déjà investi le monde du travail dans une perspective d'insertion professionnelle. Cela dit, en dehors de cette spécificité, ce que les jeunes apprentis expriment par rapport à leur santé est sensiblement similaire à ce qui est observé pour les jeunes dans leurs généralité.
 
 
 

ORS : Quels sont les projets qui découlent ou découleront de ces résultats ?

DG : L'étude sur la santé des apprentis met en exergue l'importance du rôle joué par toutes les personnes autours desquelles ils gravitent pendant leur formation : les personnels du CFA, l'entreprise, leur entourage proche qu'il s'agisse de la famille ou des amis. Cela signifie que toute démarche positive visant à améliorer la santé de ces jeunes, notamment celle visant une modification de leurs comportements devra intégrer cet environnement et ces acteurs. Cette étude, couplée à celle déjà menée antérieurement sur la santé des lycéens, sera intégrée au diagnostic préalable à l'élaboration du prochain Projet régional de santé, dont il est probable que les objectifs "prévention et santé publique" feront "des jeunes" une cible prioritaire. Les deux études réunies fournissent en effet un matériau riche et irremplaçable qui permettra d'orienter les actions futures. L'acquisition de comportements favorables à la santé est un investissement d'autant plus utile qu'il est entrepris tôt et de façon durable. Cela serait un challenge à relever de façon collective, en inter institutionnel, avec les collectivités territoriales et tous les acteurs qui, de près ou de loin, ont des compétences et un intérêt pour accompagner ce mouvement.
 
 
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