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Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite de drogues




« En cette Journée internationale de la lutte contre l’abus et le trafic de drogues, j’appelle les pays et les collectivités à continuer d’améliorer l’existence de tous ceux qui sont touchés par le fléau de la drogue, en privilégiant la sûreté et la sécurité publique tout en mettant davantage l’accent sur la santé, les droits de l’homme et le développement durable. »

  M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU en 2016

 

 

Cet article vous présente les chiffres clés à propos de cette journée thématique, présentés en 3 parties: la lutte contre l'abus de drogue, la sécurité publique et le recours aux soins.




« Lutter contre l’abus de drogue »

D’après l’OFDT*, en 2014, la mortalité par surdosage était de 0.6 pour 100 000 habitants du Centre-Val de Loire de 20 à 59 ans (contre 0,8 pour 100 000 habitants de 20 à 59 ans en France), cela représente 7 décès pour la région (277 pour la France). En moyenne entre 2000 et 2014, 9,2 habitants du Centre Val de Loire sont décédés suite à un surdosage de drogue (271,5 en France).

*L’OFDT a adopté les critères de sélection des décès par surdosage proposés par l’observatoire européen des drogues et de la toxicomanie (OEDT). Les chiffres proviennent du Centre d’épidémiologie sur les causes de décès (CépiDc) qui gère la base de données médicales de décès alimentée par les bulletins des décès. Les décès recensés comme décès par surdosage sont les F11, F12, F14 à F16, F19, X42, X62 et Y12 de la CIM10 (troubles du comportement liés, respectivement, à la consommation d’opiacés, de cannabis, de cocaïne, de stimulants, d’hallucinogènes et à l’utilisation de drogues multiples, intoxication accidentelle par héroïne, cannabis, cocaïne, etc., auto intoxication – suicide – par héroïne, cannabis, cocaïne, etc., intoxication non classé ailleurs, avec intention non déterminée par héroïne, cannabis, cocaïne, etc.).

Sources données : Inserm SC8 1997-1999 – Inserm/CépiDc à partir de 2000.

 

« Privilégier la sûreté et la sécurité publique »

Interpellations à la législation des stupéfiants (ILS) pour 10 000 habitants de 20 à 59 ans

En 2014 et en région Centre-Val de Loire, le taux d’ILS était de 47 pour 10 000 habitants de 15 à 59 ans (55,7 pour 10 000 habitants en France).
On constate une évolution croissante depuis 2007.

 

 

Interpellations à la législation des stupéfiants (ILS) pour 10 000 habitants de 20 à 59 ans par catégorie
On constate que les interpellations à la législation des stupéfiants touchent plus particulièrement les hommes mineurs.




Interpellations des usagers de Cannabis (source OCRTIS)
Entre 1997 et 2010, il y a en moyenne, 26,5 interpellations pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans en Centre-Val de Loire (35,3 pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans en France).





Interpellations des usagers d’héroïne, de cocaïne et d’ectasy (source OCRTIS)

Entre 1997 et 2010, en moyenne 1,65 habitants de 20 à 59 ans pour 10 000 sont interpellés chaque année en Centre-Val de Loire (2,98 habitants de 20 à 59 ans pour 10 000 en France).

 

 
Accidents mortels (source ONISR*)

Pour les années 2013-2015, la part d’accidents mortels dans lesquels au moins un des conducteurs impliqués est dépisté positif aux stupéfiants (sans seuil minimal), représente en moyenne 17,2 % des accidents mortels en Centre-Val de Loire (21,8 % en France).

*Les statistiques de l’ONISR ne détaillent pas le type de stupéfiants retrouvé lors des dépistages. Toutefois, seule la consommation récente de quatre familles de drogue illicites (cannabis, cocaïne, opiacés et amphétamines) peut être détectée par ces dépistages. Dans les faits, c’est très majoritairement le cannabis qui est retrouvé.





« Améliorer l’existence de tous ceux qui sont touchés par la drogue, en mettant davantage l’accent sur la santé »

En 2014, en Centre-Val de Loire, 25 consultations en Csapa pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans ont eu lieu pour des problèmes de consommation de cannabis (pour 23,4 patients pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans en France).
On constate une augmentation de ce chiffre depuis 2010, où en Centre-Val de Loire 17,9 consultations pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans avaient lieu (contre 16,4 en France).
En ce qui concerne les opiacés et stimulants, le nombre de consultations en Csapa pour 10 000 habitants de 15 à 44 ans était de 14,3 en région Centre-Val de Loire en 2014 (17,6 en France).

Sources : DGS/ Rapports d’activité Csapa
Csapa : Centre de Soins d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie

Le taux de recours au système médico-social des personnes en difficulté avec les drogues illicites pour 1 000 habitants de 20 à 39 ans était stable entre 2005 et 2008.

Source : DRESS 1997-2004- rapport d’activité des CSST en ambulatoire 2005-2010



Traitement : Méthadone

La méthadone est indiquée dans le traitement de substitution de la pharmacodépendance majeure aux opiacés (héroïne). La toxicité du médicament et le risque de détournement et de mésusage ont conduit l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de la santé (ANSM) à mettre en place un suivi étroit assuré par les réseaux d’addictovigilance, de pharmacovigilance et de toxicovigilance. La méthadone est disponible en deux formes : le sirop (depuis 1995) et les gélules (depuis 2008).

En Centre-Val de Loire, 140 habitants de 20 à 59 ans pour 100 000 sont traités par méthadone en 2016 (contre 164,8 en France).

Le constat est le même en France, comme en région, les ventes de méthadone augmentent depuis 2004.

En moyenne, entre 2004 et 2011 : 6,4M boites de méthadone ont été vendues chaque année en France (0,17M en région), cela représente 18,7 % des 20-59ans en France (et 13,0 % en région).

En 2011, 22,4 % des français entre 20 et 59 ans ont acheté de la méthadone, donc 7,6M boites vendues.
Dans la région Centre-Val de Loire, 0,26M de boites de méthadone ont été vendues, pour 5,1 % des habitants de 20 à 59 ans.

 

Traitement : Subutex

Le Subutex® (buprénorphine haut dosage ou BHD) est commercialisé depuis 1996 dans le traitement de la dépendance majeure aux opiacés. Des génériques ont été mis sur le marché à partir de 2006.
Compte-tenu des risques d’abus, de dépendance et d’usage détourné, mais aussi de trafic, un plan de gestion de risques a ainsi été mis en place en 2006 pour chacune des spécialités commercialisées. De plus, l’Agence a ouvert un suivi national d’addictovigilance et de pharmacovigilance.

En moyenne, sur les 15 années : 3,86M de boites de Subutex ont été vendues chaque année en France (0,13 en région), cela représente 11,5 % des 20-59ans en France (et 10,1 % en région).

En 2011, 12,4 % des français entre 20 et 59 ans ont acheté du Subutex, donc 4,2M boites vendues. Dans la région Centre-Val de Loire, 0,14M boites de Subutex ont été vendus, pour 10,1 % des habitants de 20 à 59 ans.

 

Prévention : Stéribox

En prévention : Vente de Stéribox pour 100 habitants de 20 à 59 ans.

La Stéribox est une trousse de prévention :

Stéribox II® à partir d’octobre 1999 : 2 seringues 1ml Beckton Dickinson, 1 flacon d'eau stérile, 1 tampon alcoolisé, 1 préservatif + message prévention ; 2 Stericups (récipient + filtre stérile).

Globalement les ventes de la trousse de prévention est en diminution. En moyenne, sur les 15 années : 2 560 275,7 Stéribox ont été vendues chaque année en France (85 210,7 en région), cela représente 7,7 % des 20-59ans en France (et 6,6 % en région).

En 2011, 6,6 % des français entre 20 et 59 ans ont acheté des Stéribox, donc 2 224 042 boites vendues.

Dans la région Centre-Val de Loire, 65 265 Stéribox ont été vendus, pour 5,1% des habitants de 20 à 59 ans.

Source : InVS/Siamois

 

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